19/05/2008

TELLE UNE FLEUR QUI S'EPANOUIT

Les semaines défilent inexorablement et mon corps tout entier subit les assauts des hormones qui me chamboulent. Je me sens de plus en plus m'éloigner de ce quai de gare où mon destin m'avait laissé tomber il y a quarante ans. J'entreprends maintenant un long voyage consciencieux vers ma vie de femme...

On m'a dit que j'ai changé... Je scrute mon visage et je me rends compte que je deviens plus féminine encore et que mes traits se sont affinés. Je réalise aussi que mon corps se moule infiniment mieux dans mes vêtements et que mes seins se développent et crient leur impatience nouvelle en arborant fièrement  des têtons rageusement sensibles. Mon envie d'être au grand jour déborde... Je deviens moi. Inévitablement.

Au fur et à mesure des jours, je prends de l'assurance, je m'impose dans cette vie qui n'attend que moi et je jubile en secret des larmes pleins les yeux. C'est comme si ma transformation me permettait enfin de trouver ma place dans ce monde qui m'entoure.

Dans ma vie privée, je fais l'objet de sollicitations de plus en plus nombreuses et j'ai l'impresssion de gagner des points chaque fois que je sème le trouble ou qu'un homme me prend pour une femme... Je me surprends alors à gravir les plus hautes marches d'une confiance retrouvée.

Je me révèle au grand jour, téméraire et séductrice. Il faut du courage pour vivre ces bouleversements mais quel bonheur de laisser s'épancher son coeur librement. Le vent doux du printemps me caresse le minois et m'emmène pas à pas vers mon propre bonheur.

18:20 Écrit par Franny dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : feminite, destin, coeur, transformation, hormone |  Facebook |

11/05/2008

L'AMOUR D'UNE MERE

C'est la plus belle femme du monde. Elle m'a donné la vie, élevé avec tout son coeur et comblé de son amour maternel.

Les premières années, maman nous conduisait ma soeur et moi au Jardin d'Enfants. Elle voulait s'assurer que nous étions bien à l'école. Je me souviens de son orgueil de mère quand mon institutrice maternelle la prenait à part et lui disait que j'étais un petit garçon bien sage très doué pour le dessin. Maman nous protégeait de son amour indéfectible. C'est un drame de ne pas connaître la douceur d'une mère...

Quand elle se rendit compte de ma préférence pour les garçons, elle se montra réservée sur le sujet. Elle tempérait ma relation avec papa quand la tempête explosait. Veuve depuis quinze ans, elle déploie une telle énergie qu'elle force l'admiration. Elle vit seule dans la grande maison de mon enfance à Mons et attend mes retours avec impatience.

Je l'entends souvent mais je la vois peu. Je sais qu'elle cache sa peine de me voir vivre loin d'elle. La distance ne fait qu'accroître sa tendresse maternelle. Je suis la première qu'elle appelle pour les fêtes, les anniversaires, les barbecues, les petits drames ou les grands bonheurs. Ca me rassure de pouvoir toujours compter sur elle.

De ces bouleversements dans ma vie, elle ne sait pas grand chose. J'ai peur de la froisser mais je me dis que je vais devoir inévitablement tout lui dire dans peu de temps. C'est un passage que j'appréhende même si je peux compter sur le soutien de mon frère et de ma soeur...

Dans les yeux de ma mère, je puise toute la vérité d'un amour fidèle et fort qui donne des couleurs chaudes à mon coeur. En ce jour de fête, maman, je te dis je t'aime...

17:23 Écrit par Franny dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : amour, mere, coeur, femme, bonheur |  Facebook |

01/05/2008

TOUT CE QUI ME PLAIT

Nous voilà déjà en mai avec son inévitable parfum de muguet à chaque coin de rue... Le mois de toutes les autorisations est bien arrivé. Il faut donc s'en donner à coeur joie, transgresser les règles, s'aventurer sur des terres illicites... Comme dit le dicton, je vais n'en faire qu'à ma guise!

Etant une desperate special girl depuis 2 ans,  je trouve ma condition envieuse à plus d'un titre. Je ne dois rendre de compte à personne, je mène ma vie comme je l'entends. Je vois qui je veux quand je veux, et je fais très souvent ce que j'ai envie de faire quand bon me semble. C'est un bonheur total pour une célibataire entre deux amours comme moi.

J'avoue que traverser de nombreux mois sans véritable compagnon à mes côtés, c'est parfois difficile à vivre. L'étreinte sincère de l'homme qu'on aime est indispensable pour être rassurée, réconfortée, cajôlée, boostée... Les propositions décentes ou indécentes n'ont pas manqué, mais je préfère de loin être seule que mal accompagnée... Je dis non aux professionnels du mensonge et du baratin inconditionnel, trop peu pour moi!

Je n'hésite pas à me faire plaisir. Je déguste du chocolat, je trempe mes lèvres dans un verre de bon vin, je délivre de savoureux baisers.  J'écris et je lis, j'étoffe ma garde robe, et certains soirs je me laisse gagner par la fatigue en étant bercée par la musique. Je vois mes amis, mes amants, et... toi qui te reconnaîtras car tu m'es tellement chou...

Le printemps va illuminer nos promenades, les promesses vont fleurir dans les coeurs, les sourires vont se dessiner par milliers, et moi je vais m'évertuer à rendre ma vie de femme au grand jour plus irrésistible encore...

17:26 Écrit par Franny dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : mai, transsexuel, printemps, celibataire, femme |  Facebook |